
De l'intérêt qu'il y a en 4ème à bien apprendre les verbes et les mots irréguliers en anglais (je dis 4ème parce que j'ai fait allemand première langue). Parce que l'autre fois, je me suis rendu au "Castorama" du coin, pour acheter des pièges à souris. Comment tu dis piège à souris en anglais ? Demerden sie sich !!!! Donc j'avise un vendeur auquel j'explique ma quête et qui me regarde avec des yeux ronds comme sa (bonne) bouille. Je me gratte la tête une fois, deux fois, trois fois, je change la formule mais pour expliquer toujours la même chose: walou, nada, nichts, rien !!! Il faut vous dire que d'un point de vue grammaticale et syntaxique, ma phrase était évidemment parfaite. Sauf que le pluriel de "mouse" en anglais, ce n'est pas "mouses" BUT "mice", et que je ne m'en souvenez plus du tout du tout du tout. Donc forcément, le brave homme comprenait que pouic à ce que je lui demandais. Il a fallu que je parle de rongeurs (rodent in english), pour que l'on débloque la situation après dix bonnes minutes de palabres, et de patience toute américaine de la part de mon vendeur. Mais ce n'est qu'en rentrant à la maison, après avoir raconté mes péripéties linguistiques par le menu, que j'ai pris la mesure de mon ENAURME bévue.
Ma douce: "Bah évidemment, crétin, le mec il a rien pu comprendre, vu que le pluriel de mouse, c'est mice !Ah Ah Ah !!!!!!!"
Moi:"Ben voui, ch'uis bête." Et je m'en vais dans la cuisine, digne, mais la tête un peu basse quand-même, pour comprendre comment marche le matos.
Car oui vous l'aurez compris !! Cela faisait plusieurs jours que nous traquions une bande de "mice" qui venaient se taper la cloche chaque soir dans la cuisine. Seulement voilà, les tapettes dont nous disposions, sorte de grosses pinces à linge à la noix, les faisaient bien marrer, puisqu'elles boulotaient tout ce qu'elles pouvaient sans jamais se laisser prendre. La grosse rigolade quoi ! (photo en haut pour les mal-comprenants).J'ai donc décidé de passer à l'arme de destruction massive, la vraie, pas celles de nos amis Bush, Rumsteack et Wolfowitz (je laisse Colin Powell de côté, parce que je l'aime bien). Et j'ai acheté du matériel de compet', le d-CON ultra set kills mice, GUARANTED TO KILL. !!!! Après avoir installé le bazar la veille au soir, je descends le lendemain matin, en me disant que ça allait être un véritable génocide......Tu parles Charles, fiasco total ! La confiture qui devait les mener à la tapette et le fromage installé à l'intérieur avaient été consommés, mais le mécanisme n'avait pas bougé d'un iota.
"Les sal.....pes" m'exclamais-je dans ma Ford intérieure.
Ca n'allait pas se passer comme ça. Le soir même, je remettais le matériel en place, mais avec un plan machiavélique cette fois (classé "secret défense", à moins que t'allonges la tune). C'était à l'époque où il faisait beau, nous étions en train de prendre un verre en terrasse, tandis que le calme régnait dans la cuisine éteinte. Lorsque ma future belle-soeur (c'est la maman des zincous dont j'ai parlé dans un précédent post) se rendit dans la dite cuisine, alluma la lumière et hurla: "Y'en a une, là !!!!"
Branle-bas de combat, je fonce la rejoindre.
Elle: "Là, là, là !!!!, derrière le pot de farine, elle s'est cachééééééééééééééééééé !!!!!!!!"
Moi: "Oui j'la vois". En fait c'est elle qui me regardait, limite si elle me faisait pas un bras d'honneur.
Moi: "Toi ma cocotte......". Et je fonce. C'est au poing que je me la suis faite, planquée qu'elle était, derrière le joli pot à farine façon "chez mon arrière grand-mère" (en fait acheté à Ikéa ou un truc pareil). Bon le pot est légèrement fêlé derrière, ce n'en n'est que plus authentique.
Je remportais là la première bataille d'une énorme victoire finale. Par la suite, mon système a remarquablement fonctionné. Six en tout !!! Les copines ont dû trouver bizarre que les autres ne reviennent pas. Total, ya plus de petites de crottes sur le plan de travail, et nous nous avons pu reprendre une vie (quasi) normale.
Je ne m'étendrai pas sur les raisons pour lesquelles je n'ai rien posté depuis le 26 avril dernier, ça ne regarde que moi et ma conscience. Passons donc très vite à autre chose. Dimanche dernier, sur les coups de 11H00 du matin, nous voilà partis, ma douce et moi-même, en direction de Eleanor, petit bled perdu (1 500 âmes et autant d'engins agricoles) de la Virginie occidentale (les plus perspicaces d'entre vous devineront pourquoi). Six heures de route et des brouettes sous un déluge de flotte, va falloir qu'on s'y fasse, à chaque fois qu'on se dirige vers les Appalaches, on se prend le ciel sur la tête. Vous me direz, on s'en sort bien, parce qu'on aurait pu se diriger vers le Midwest, et là-bas c'est ben pire si j'en crois les gazettes. Six heures de route et un peu plus, donc, avec des bahuts de 40 tonnes qui vous doublent, par la gauche, par la droite, à plus de 80 MPH en vous rasant bien comme il faut et vous balançant tout ce qu'ils peuvent en pleine tronche ! 
