samedi 26 avril 2008

Là-haut sur la montagne (suite...)

Oui je sais, j'ai pris mon temps, mais bon, avais d'autres choses à faire. Well, on en était donc à l'arrivée par la face nord du parc national de la Shenandoah....Un déluge de flotte, on est dans les nuages et il faut installer tout ce petit monde (on est neuf en tout, quatre grands et cinq schtroumpfs de 10 à 16 ans) dans la "suite" et les deux chambres réservées. Pas de problème, direction la réception, en courant et la tête baissée (quand on court la tête baissée on est moins mouillé, enfin il paraît).
Le réceptionniste: "vouais vouais vouais (en anglais dans le texte), on a bien reçu vos réservations, mais les chambres ne sont pas prêtes, faut attendre 3 pm".
On regarde nos montres, il 2:45 pm.
Nous: "z'êtes certain qu'elles ne sont pas prêtes ?"
Lui: "vouais vouais vouais elles sont pas prêtes"
Qu'à cela ne tienne, on n'avait pas mangé, mais comme on avait été prévoyants, on avait préparé des sandwiches avant de partir de Washington. Et nous voilà donc, transis, avalant les sandwiches, six installés dans les voitures, tandis que trois autres tentaient de s'abriter sous la portière de la malle arrière du Chevy HHR dont nous sommes les propriétaires satisfaits (j'ai volontairement enlevé la plaque pour que nous ne puissions pas être identifiés, héhé...J'ajoute que je parle de la voiture pour mettre une photo, passe que là je suis un peu sec, enfin... façon de parler).

A 3 pm pétantes (sur ce coup là je peux vous dire que les filles ont été d'une ponctualité toute royale), retour à la réception où nous prenons possession des clés avec un bonheur non dissimulé. Pffffff.....Restait plus qu'à savoir comment nous allions organiser la répartition dans les chambres.
Après un conseil parental à huis-clos d'une dizaine de minutes, nous décidions à l'unanimité d'opter pour "deux nuits de paix absolue", en réservant la "suite" aux zenfants qui auraient ainsi l'impression de vivre leur vie (photo), tandis que nous parents, serions installés dans deux immenses chambres situées à quinze bonne minutes à pied des schtroumpfs (et c'est là qu'on savoure, pour une fois, l'existence des téléphones portables). L'annonce de la décision a fait de nous, l'espace d'un instant, les parents les plus formidables de la planète, voire de la galaxie. Je vous épargne le récit de la soirée, le restaurant pas bon mais avec une serveuse barbue super sympa qui trouvaient nos zenfants super bien élevés (c'est peut-être pour ça que nous on l'a trouvé super sympa).

Et nous voilà le lendemain matin, avec pour première mission, avant même d'avoir fait couler un café, de scruter le ciel. Ca a été vite vu, "c'tait ben pire encore" comme aurait dit une de mes copines québécoaise. En fait ça donnait à peu près ça (photo ci-dessous), et ça tombait comme à Gravelottes (les plus anciens d'entre vous sauront de quoi je parle).
La journée démarrait donc par une réunion de crise, en nous demandant comment on aller annoncer la mauvaise nouvelle aux zenfants qui allaient probablement mal le prendre. Il nous fallait donc un plan B.
Prenant notre courage à huit mains, nous partons les rejoindre, inquiets de leurs réactions.
Nous: "Bon ben y fait pas bô, y fait pas chô, c'est un peu dommage mais on ne va pas pouvoir faire la rando prévue".
Regards incrédules, ne sachant pas si c'était du lard ou du cochon, et après quelques secondes d'un silence assourdissant, notre annonce fut accueillie par des cris de victoires tandis qu'un large sourire illuminait leurs faces de rats. Car il faut que vous sachiez qu'un ado ou pré-ado, ça ne marche pas, ça ne s'intéresse pas aux zanimaux de la forêt et de la montagne, ça pianotte toute la journée sur son I Pod Touch, son ordi ou sa PSP (Si Mac et Sony pouvaient faire un geste....).La suite dimanche, Inch'Allah !

mardi 22 avril 2008

Là-haut sur la montagne....

Youpiii, c'est les vacances et ya les cousins qui viennent de l'ouest de la France pour passer 15 jours à Washington. Ils vont en prendre plein les mirettes les zincous, qui n'ont encore jamais traversé l'Atlantique ni posé les pieds sur le sol des Zétazunidaméric. Bon,première journée, faut pas plaisanter, décollage horaire oblige, on se la joue cooooooool, balade en vélo dans le quartier, on leur frime la tête au Starbucks, Cheese burger dans un resto sur Wisconsin et le lendemain départ pour la grande ville, yes !, New York City !! Les deux jours passés à Big Apple feront l'objet d'un prochain post, car aujourd'hui, il faut quand même que je vous raconte notre séjour dans le Parc National de Shenandoah, on vient de rentrer. L'idée était géniale: c'est le printemps, il fait beau, il fait chaud, ya des ours, des cerfs, des serpents à sonnettes, des biches, c'est magnifique, vous allez voir c'est "trop", ya pas que les villes aux Zétazunidaméric, ya aussi la cambrousse, la montagne et la forêt.
Eux: "Ouais c'est trop nul, yak' des arbres là-bas, on va se faire c...., ça sert à quoi d'y aller ?"
Nous:"Meuh non, ça va être génial, les grands espaces, les Appalaches, on va s'éclater, ça va être trop cool".
C'est parti mon kiki, il tombe des trombes de flotte sur Washington, le thermomètre est redescendu en dessous de 60° F, mais c'est pas grave, la météo dit que ça peut s'arranger, et puis de toute façon, en montagne, le temps ça change vite.














Un peu plus de deux heures de route sous un déluge de flotte, les voitures cul à cul sur l'autoroute, on sert les fesses pour ne pas être pris dans un carambolage. Et nous voilà arrivés à l'entrée du Parc National par la face nord.
A l'heure où on est arrivé, c'est à dire en milieu d'après-midi, et compte tenu de la période de l'année, c'est à dire aux alentours du 20 du mois d'avril, voilà grosso modo ce qu'on aurait dû voir (photo ci-après).


















Sauf qu'on a vu.....ça:















La suite, je vous la raconte un peu plus tard, parce que il faut vraiment que je me concentre pour ne rien oublier, ça mérite....

mardi 8 avril 2008

Ca va viendre....

Vous êtes plusieurs milliers à me faire part de votre consternation en l'absence, ces derniers jours, de remarques subtiles sur la vie aux Zétazunidamérique. Soyez patients, LOBSERVEUR observe, il est parti en goguette dans les tréfonds de la Pennsylvanie, muni de ses jumelles, de son carnet de notes (un Moleskine pour faire comme les grands) et de son stylo qui ne le quittent jamais. Enfin quand je dis tréfonds, j'exagère doucement, car la première étape du périple n'est autre que Philadelphie (j'en salive d'avance), l'une des plus belles villes du pays me dit-on. Et puis j'ai un rêve secret depuis des années, me rendre à la fondation Barnes, dont j'ai vu une partie de la collection au Musée d'Orsay au milieu des années 90, la seule et unique fois que celle-ci prenait l'air, je veux parler de la collection.

Ahhhhh ! Rosa la rouge (c'est elle), et les Matisse et les Modigliani et j'en passe. Seulement il paraît qu'il faut prendre son élan pour pouvoir s'y rendre. Un mois à l'avance au bas mot. On va quand-même tenter d'y aller au culot, sait-on jamais, on est Français tout de même!
Donc ce blog sera en jachère pour quelques jours. Je ne manquerai pas de vous faire un compte-rendu exhaustif de ce mini voyage dans ce qui est le berceau constitutionnel de l'Amérique. D'ici là, la bonne journée.

vendredi 4 avril 2008

Ca plane...

Comme c'est vendredi veille de ouikène et que la météo annonce un temps complètement pourri, je vous suggère une idée de sortie dans la capitale du monde, surtout si vous avez des schtroumpfs, mais ça vaut aussi pour les grands. Le musée de l'air et de l'espace. C'est sur le Mall, le mieux c'est d'y aller en Metro, descendre à Judiciary square (d'aucune dit que le plus près c'est Smithsonian) ou un peu plus loin à Union Station. C'est gratos et c'est absolument magique. Parce que pour ce genre de trucs, ils sont assez champions du monde les Américains. Pour tout vous dire, j'y suis allé à trois reprises et à chaque fois avec le même plaisir de môme. It's great !!!! Vous en prenez plein les mirettes. Toute l'histoire de la conquête de l'air et de l'espace est là devant vous, grandeur nature. Vous pouvez commencer dans l'ordre que vous voulez, y'a pas de sens et vous pouvez y passer la journée entière, tellement que c'est grand et plein de trucs à voir.
J'avoue en avoir frémi de plaisir en voyant "Spirit of St Louis" l'avion avec lequel Charles Lindbergh à traversé l'Atlantique (et là j'ouvre une parenthèse à propos de Lindbergh, je vous recommande l'excellent roman de Philip Roth "Le complot contre l'Amérique")*, ou en découvrant les combinaisons des astronautes d'Appolo XI (photo ci-contre). Il y a un truc super rigolo aussi, c'est le simulateur de vol, ça vous en coûtera 15 usd par personne, vaut mieux pas venir avec une colo. Alors là vous êtes aux manettes d'un F-16 ( ou F-15 ou autre chose j'y connais rien, en tout cas ça va vite et ca tire des missiles). En fait on vous installe dans une capsule, il y deux place, l'une pour le pilote, l'autre pour celui qui tire. On vous attache avec un harnais façon "Grand 8" à la Foire du Trône, et run my chicken, te v'là parti en mission. Tu peux tout faire, même des loopings tête en bas (sur la photo de gauche c'est moi pour de vrai lors d'un vol de démonstration au salon du Bourget il y a deux ans). En fait je me suis collé la honte de ma vie passe que c'était moi le pilote, fier comme bar-tabac assis à côté de mon nain de 10 ans, seulement j'ai pas touché une bille, rien, nada, même qu'à la fin du tour de manège, l'écran affiche "next time rookie" (genre bonjour la brêle, tu feras mieux la prochaine fois), heureusement que mon héritier ne sait pas lire l'anglais. Enfin comme il est pas neuneu, il a quand-même bien compris que je n'avais pas les félicitations du jury. D'autant que pendant toute la mission, c'est quasiment lui qui me disait ce qu'il fallait que je fasse, seulement walou, je suis génération Lego et Meccano, pas PSP et X-Box que je me contente d'offrir sans jamais y toucher.
Bon voilà, je ne vais pas tout vous raconter, il y en aurait pour des heures, d'autant que c'est apéro time. Je précise que ça intéresse même les filles, je sais je l'ai vécu. La bonne journée.

*Pour les malcomprenants en frantssouze, le titre en anglais est "The plot against America", m'est avis que vous allez le trouver chez Border's. Perso je l'ai lu en français, passe que je l'ai acheté à Paris pour prendre l'avion jusqu'ici.

jeudi 3 avril 2008

Arghhhhhh....


C'est bien beau tous ces cerisiers japonais en fleurs un peu partout dans la ville, une floraison qui devait annoncer l'arrivée du printemps. Bah faut bien dire que c'est chouïa raté cette affaire, vue qu'on a toujours le chauffage, une petite laine des fois qu'on attaperait un rhume et pis le parapluie de rigueur pour aller faire les courses (c'est d'un pratique !). En tout cas c'est tristoune et il serait temps que tout cela cesse ! En fait, je ne vous cache pas que j'ai hâte que les beaux jours arrivent, pour une raison simple, c'est que j'attends avec impatience que l'on soit invité à des barbecues. Car le BBQ, c'est, m'a-t-on dit, le sport national ici le ouikène, et j'ai donc très très hâte de manger de la bonne barbaque grillée sur la braise, accompagnée de sauces locales hautement improbables. A ce propos, j'ai la nette impression, à vue de nez, que depuis mon arrivée dans cette bonne ville de Washington, c'est à dire il y a quelque six semaines, j'ai donc la nette impression de m'être légèrement empâté (elle est jolie cette formule du léger empâtement, je sais plus comment ça s'appelle, mais ça un nom).
Brèfle, je me demande bien ce qu'ils mettent dans leur nourriture, parce que je n'ai pas le sentiment de faire d'excès, et pourtant.....Bon, j'avoue avoir succombé deux ou trois fois à la tentation du hamburger, m'enfin, c'est tout de même pas ça l'explication. D'ailleurs à propos de hamburger, il y en a un qui m'est longtemps resté sur l'estomac, c'est celui dévoré un midi à la Cheese Cake Factory.........Pfffff, je m'en souvenais encore le lendemain matin. Autant leurs gâteaux sont à tomber par terre (méfiance tout de même), autant le reste donne la très nette impression d'avoir été baigné dans de l'huile de vidange. Tout ça pour dire que je ne comprends pas bien pourquoi j'ai cette désagréable sensation de lourdeur depuis quelques jours, c'est peu-être bien parce que je me remets à prendre des p'tits dej' et que les muffin au jambon, c'est pas vraiment ce qu'on fait de mieux pour continuer à ressembler à Brad Pitt.
Donc à quand les BBQ chez les voisins ? A priori ce ne sera pas le ouikène prochain, vue qu'à la météo (http://www.weather.com/), ils n'annoncent pas que du bon. Vous me direz, on a de la chance d'être dans cette partie des Zétazunidaméric, pas comme ceux qui habitent le Midwest, les pôvres, c'est le déluge par chez eux.

Pour résumer, moi qui arrive d'un pays où il doit y avoir à tout casser 20 jours de pluie par an, un peu comme en Normandie (mais c'est par semaine), je trouve que cet hiver à une petite tendance à trop durer, j'aimerais bien pouvoir à nouveau marcher pieds nus, c'est un vrai bonheur. Et la bonne journée.





mardi 1 avril 2008

Yes !

Encore des histoires de télévision vous allez me dire ! Et vous aurez raison. Mais il faut bien préciser que quand on vient d'arriver, on cherche évidemment à avoir des repères, quels qu'ils soient. Et parmi ceux-ci, en ce qui me concerne, il y avait la question incontournable de savoir comment j'allais suivre le championnat d'Europe des Nations au mois de juin. Ouep, c'est du foot, et alors ?

Et alors, je ne vous cache pas que j'ai même envisagé un instant retourner en France un peu plus tôt que prévu, sous un prétexte falacieux. Et peut-être bien, je ne le sais que depuis quelques minutes, peut-être bien que ce ne sera pas nécessaire, car tout à l'heure, sur les coups de 14H45, zapette en main, je cherchais désespérément une chaîne qui retransmettrait la Champion's League (c'est toujours du foot pour les neuneux). Héhéhé !!!! et j'ai trouvé ! Yessssssssssssssssssss....ESPN Deportes s'appelle la chaîne, et là, je rédige à la mi-temps de Schalke nul vier (ça c'est pour montrer que je maîtrise parfaitement la langue de Gerd Müller) contre le FC Barcelone (0-1 pour le Barça).


Et donc je ne vous cache pas que j'ai le secret espoir que par l'entremise de cette chaîne divine, y'a p'têtre une chance de suivre les bleus à Raymond (c'est lui à gauche) en Suisse et en Autriche. Il y en a un qui va être content, c'est sûr, c'est mon fiston, qui le pauvre, en pleurait déjà de rage de manquer les exploits européens de ses héros préférés.


En tout cas, même si je passe pour un arrièré complet, je ne doute pas que l'information que je viens de livrer, va susciter l'espoir chez bon nombre de mes compatriotes, et au-delà, bon nombres d'amis européens installés chez les yank's, et ça doit faire du monde.


Bon, j'y retourne, ça vient de reprendre. La bonne journée.